Jalapeno

TVA dépoussière un coffre de nostalgie dans sa programmation d’hiver 2016. Quoi de mieux que de jouer dans la nostalgie québécoise pour assurer des cotes d’écoutes satisfaisantes pour leur nouvelle émission.

Après une absence de 15 ans, Piment fort revient sur nos ondes, avec toujours le même animateur, Normand Brathwaite, les mêmes mimiques, la même formule, mais dans un décor tout neuf (avec des vestiges de l’ancien).

Néanmoins, qui dit nostalgie, dit grande attente.

Même si les piments sont toujours distribués et que le fameux « c’est chaud! C’est chaud! » est scandé, il manque quelque chose dans la sauce. Je ne me ferai pas critique, loin de là. Par contre, je me permets de mettre ici mon questionnement, disons… sociétaire.

Piment fort a-t-il perdu de son piment ? Par le passé, cette émission était reconnue pour avoir des tirades assez cuisantes et pour la controverse qui suivait certaines émissions. Il n’était pas surprenant que les commentaires de Normand Brathwaite ou des invités soient très mal pris par le public québécois, non sans fondement, les propos sont allés trop loin certaines fois. Un questionnement est venu à savoir s’il s’agissait toujours d’humour ou de méchanceté. Là est mon interrogation, puisque les humoristes, en 2016, non plus la même liberté qu’il y a dix ans, bien des blagues ne seraient tout simplement pas acceptées aujourd’hui. Je ne remets pas en cause ce nouvel humour, loin de là. S’il en est maintenant ainsi c’est parce que certaines choses non plus lieu d’être, que se soit par les événements qui ont eux lieux ou par les propos parfois méchants tenus par le passé, aujourd’hui, l’humour est plus politiquement correct. Par contre, le Piment fort de 2016 me semble tombé dans le trop politiquement correct.

Pourquoi les invités et l’animateur ne s’aventurent plus très loin côté blagues piquantes (censée être le concept de l’adit émission) ? Ils sont restés à faire des blagues sur les invités ou sur Normand Brathwaite, avec comme une sorte de retenu, qui je me le demande, ne viendrait pas de la réception des téléspectateurs ? Il y a peut-être une peur de représailles. Je me suis fait la réflexion que la télévision, étant un objet de communication de masse, donc accessible à tous, peut se tuer par une mal réception du public.
Pourtant, nous sommes dans une ère où tout le monde donne son avis, que se soit sur internet, par exemple Facebook ou à la télévision dans les émissions à la Denis Levesque. Il y a une certaine retenue dans Piment fort qui émane peut-être de cette liberté à pouvoir dire ce que l’on pense si facilement sur des réseaux de communication de masse.
Mon questionnement est celui-ci : la facilité à exprimer son opinion sur les réseaux et médias sociaux musèle-t-elle d’une certaine manière les émissions ou contenu à caractères humoristiques ?

Piment fort ne s’aventurerait-il plus dans son satyrisme touchant l’humour noir qui faisait sa gloire et force à la fin des années 90 suite à une certaine crainte de l’erreur face à un jugement de masse arpentant les réseaux sociaux ?

http://ici.radio-canada.ca/tele/tout-le-monde-en-parle/2015-2016/segments/entrevue/4747/normand-brathwaite-piment-fort

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